Rien à raconter

Blog de l'inutile, futile, mots dérisoires,mots d'est, mots lestes, mots dits,mots tus. Mes mots.

23 août 2007

INDULGENCE

Ma première note de lecture littéraire d’un livre......

 

J’ai profité d’une longue et langoureuse lombalgie mal placée en plein début de mes vacances castines pour lire quelques ouvrages éclectiques comme un ciel rosissant sous l’orage et j’espère vous donner envie de lire le passionnant ouvrage en quatre tomes que j’ai lu à la suite, et espère-je dans le bon ordre, écrit par les mains expertes de la grande auteuse Fred Vargas-Connely-Mankell-Pamuk, le non moins célèbre «  Pars vite et reviens tard des égouts de LA où neigent les meurtriers sans visage », je vous assure à défaut de susurrer, une fois passé le titre la suite vient toute seule .

 

L'histoire :

 

L’inspecteur Bosch et son adjoint l’inénarrable Adamsberg sont les héros récurant, si j’ai bien compris, les égouts bouchés de Los Angeles à Kars l’Anatolienne. Leur enquête sur la découverte d’un ancien marine ,devenu crieur  sous le nom de Joss Le Guern sur une anodine place parisienne, va commencer en Suède par la découverte des cadavres de deux pauvres paysans de la région de Scanie, célèbre pour son commissariat d’Ystad et le non moins célèbre gendarme Wallander immortalisé et francisé dans notre gouleyant pays dans la non moins célèbre série noire , voire pire que noire comme dirait Coluche, du Gendarme à Saint Ystad avec le encore non moins célèbre Fufu, et dont l’arrière petit-neveu, là je reparle du Commissaire Wallander, fit une honnête carrière dans le Tennis Show de Roland Garros, non moins célèbre aviateur qui malheureusement pour ses amis , sa famille et je pense notamment au petit Nicolas, mourra vite , trop tôt, victime d’un ace trop appuyé dudit petit neveu plus connu lui sous le briquet de Wilander, je ne vois pas ce que ce briquet là a de sot mais là n’est pas mon propos, t’as vu comment y sert,entendait-on dans les travées et nos chaumières, leur enquête disais-je va les mener par le bout du nez de L A à Paris en passant par la Scanie et une petite ville turque, appelons la Kars.

 

Pour plus de clarté , il faut que préciser que malgré la neige sévissant sans fausse honte sur les arides contrées anatoliennes, malgré les nombreux suicides inexpliqués dans les familles de Kars, suicides qui laissent perplexe le poète non moins célèbre Ka, lui-même épris de la belle Ipek toujours impec malgré les zans consommés pendant toutes ces années de sécheresse, ainsi disais-je fort à propos, nos deux compères et néanmoins lascars dont le plus âgé a fait récemment la guerre du VietNam dans les années 68, c’est d’ailleurs là si je ne m’abuse, comme dirait le grand Fritz, non moins célèbre metteur en scène, mort trop tôt et là je pense à tous ses admirateurs cinéphiles déplorés, à ce moment de l’intrigue, il n’est pas inutile de savoir que les amis Fritz et Bosch n’ont aucun lien de parenté, d’ailleurs pauvres ignares, l’un est un personnage de roman et l’autre est mort en prenant le métropolis de trop près, c’est d’ailleurs là après cet aparté spirituel, que l’intéressé, je ne sais s’il en reste des intéressés, fit la connaissance de celui qui était le plus intrépide , le plus fantasque des rats de tunnel, celui-là même sans lequel le livre et cette sémillant chronique n’auraient pas vues le jour le jour, vu vue vues faudrait vous mette d’accord un peu comme des violons, puisque qu’en effet c’est son cadavre cadavérique et recouvert de neige turque, ce qui ne laissera pas de laisser perplexe Adamsberg déjà perplexifié par ces curieux 4 inversés peints sur les portes de ce tranquille petit village suédois qui d’un bout à l’autre de l’histoire se demandera pourquoi ces deux paisibles retraités qui prenaient tranquillement l’apéro tout les soirs au petit bar Le Viking où après la criée le crieur dégustait son calva ont été ainsi sauvagement abattus par des étrangers çà c’est sûr puisque Ka qui passait par là en quête d’un poème bien senti a pu recueillir les derniers mots de la malheureuse, ainsi nommée parce que épouse du de cujus  le malheureux, qui fût découvert dans ce tunnel tout près d’El Paso le non moins célèbre Condor et nonobstant réserve d’eau assez potable finalement de la mégalopole LosAngelesienne ou le notre suivant les goûts.

 

Je ne vais évidemment pas dévoiler plus l’intrigue, non le corps noirci de l’ancien rat de tunnel n’a rien à voir avec la peste que les rats ne diffusent plus en temps de paix et la mort est évidemment liée à une alambiquée histoire de diamants sortis par la mouvance islamiste du Vietnam et avec l’aide de flics corrompus du FBI et du 11e arrondissement , notamment cet énigmatique trafiquant suédois d’origine roumaine qui n’avait pas supporté que le mari d’Ipek , la belle résistante aux ans la quittât pour Ka .  

 

Ma critique :

 

Moi, j’ai pas tout compris et j’ai pas toujours saisi le lien entre les quatre tomes, mais bon çà se lit bien, sans faim, je trouve qu’il y a beaucoup trop de personnages d’égouts mais pas plus que la couleur cela ne se discute et pis y a bien de trop d’inspecteurs pour inspecter les égouts, de toute façon moi je ne crois pas un instant à cette histoire de tunnel bouché par la neige de Los Angeles à Istanbul et puis je ne vois pas l’intérêt de mettre toute la police de l’Os Angeles sur les dents pour un simple pendentif.

 Bien sûr, comme c’est un polar y a beaucoup d’intrigues et de morts mais j’ai trouvé çà quand même très vivant sauf le rat de tunnel, vraiment les gens du FBI y sont pas gentils, moi je pensais qu’à la fin, Nicolas les aurait tous mis d’accord, allez tous dans la grande maison, mais il n’est pas venu, moi je trouve ça bizarre et louche, mais bon.  

Posté par Truly à 21:51 - Divagations - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


07 août 2007

DOUTES D'AOUT

Août est le mois où tout s’arrête, le mois creux par excellence, alors ce soir mes mots seront eux aussi creux n’échappant pas à l’abyssale vacuité aoutesque j’ai été cherché çà .

 Août est pour moi le mois du doute par excellence encore plus que d’habitude. Ainsi ce Blog, qui avec ses douze mois bien sonnés pourrait marcher tout seul si je n’y prenais garde, j’avoue ne pas trop savoir quelle direction lui donner.

 J’ai longtemps hésité avant de le classer, autant par défaut que par paresse dans la catégorie « Journal intime », ce qu’il n’est pas vraiment.

 J’avais songé à la catégorie des « Inclassables », mais je trouvais qu’il y avait quelque prétention à affubler l’anodine œuvre de ce substantif paradoxal d’inclassable.
Le classement dans la rubrique « adultes » aurait sans doute généré beaucoup d’incompréhension quoique je n’aie pas renoncé à le devenir.


Il y a bien «  Santé et beauté », mais je n’ai ni l’un ni l’autre, quand à «  Littérature et poésie », le fait d’aligner les mots à la queue leu leu ne m’autorise pas à me ranger près d’incontestables et de contestables talents, certains latents.

 Je ne parle même pas d’ «  Amours et sentiments » , tant je répugne autant ici que dans ma vraie vie à moi à étaler mes sentiment et mes amours que d’autres étalent comme la culture qu’ils n’ont pas , là je me sens mieux , cela fait du bien de se lâcher parfois.

 Je ne parle encore que du contenant, le contenu me plonge tout autant dans le doute, et n’y voyez ni malice ni contrepèterie, j’y suis étrangement étranger. L’une de mes grandes amies, si si je sais que cela te fait rougir, mais c’est vrai, non pas toi, l’autre, me disait récemment «  à te lire, on croirait que tu es un vieillard obèse autant qu’obtus ».

 Vais-je enfin réussir à assumer ma lumineuse intelligence, mon physique pas loin d’être tout simplement parfait, mon charme inaltérable, mon charisme en un mot.

Pourquoi, mon Dieu, qui m’a fait à ton image, tant de qualités réunies, pourquoi tant de bonnes fées se penchitent-elles sur ce berceau là, qu’ai-je donc fait pour supporter tant de fardeaux et de si lourds dons.
Comme j’aimerais être un instant, mais un instant seulement, tout simplement normal, classable, voire benêt tout benoîtement et écrire mon journal intime, décrire mes petites joies, mes petites peines, mes grandes joies , mes grandes peines, mes soucis et mes étrons, ce que j’ai mangé et ce que j’ai bien bu, ce que j’ai vu à la télé et ce que j’ai lu à la bédé, comme j’aimerais savoir me foutre de ce que pense l’autre........ finalement je l’écris mais je me rends compte en l’énonçant que je n’en pense pas un mot, c’est par l’autre aussi que j’existe ici et j’assume le fait d’essayer d’écrire pour les autres, de faire un effort pour les autres , de les respecter en me respectant ou l’inverse qui ne saurait tarder à tomber .

Posté par Truly à 00:02 - Divagations - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 août 2007

RETOUR

Le soleil est sorti de sa tanière pour siffler la fin des vacances, le petit vieux a prudemment glissé la tête hors de son terrier estival, voulant s’assurer que la pluie avait cessé. L’astre solitaire brillait par sa présence, il pouvait enfin reprendre ses activités habituelles. Doucement, diésèlement, reprit le chemin de son passionnant travail, doucement, timidement ouvrit les Blogs amis, sans un bruit, sur la pointe de leurs mots, précautionneusement alluma ses neurones vacillants et se posa la grande question : "et maintenant  qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter ? ".


 

Posté par Truly à 21:45 - Divagations - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juin 2007

CEINTURE

Tout commença par une ceinture, une jeune vendeuse voyant un  pauvre petit vieux hésitant devant les serpents de croûte de cuir, vint au secours de la vieille croûte, laissa tomber le rayon des 95 cm pour lui tendre un remarquable ruban de 105 cm tout en lui assénant un insolent et définitif «  vous n’êtes pas très fin ». Sans discuter, tétanisé, la nouvelle ceinture pendouillante et tremblante de rage dans une main, la carte bancaire hilare dans une autre main, il se dirigea piteux vers la caisse où retrouvant un semblant d’énergie, il regroupa ses dernières forces pour désigner au charmant caissier à chemise rose, égayée de fines et délicates rayures rouges, l’agresseuse aux cheveux blonds en vilipendant, oh la vilaine, sa méchanceté intrinsèque. Le charmant jeune homme le consola en  tendant le ticket de caisse avec un «  mais vous êtes bien proportionné » bien senti et bien posé sur son petit cœur et sa petite âme en déroute .

Quand même, 105 cm, il trouvait qu’elle en avait rajouté, mais le vieux mâle dominé doutait, le mal était bel et bien fait et ce n’est pas le silence opposé par la fidèle épouse à la question posée par son index hagard et tremblant désignant tel obèse ou autre bedonnant phoquesque essoufflé «  j’suis pas comme çà ??? » qui le rassurait, bel exemple de solidarité conjugale, elle pourrait tout de même prendre soin de lui mentir après  tant de temps , il n'aurait pas pris la mouche pour autaon .

 

Au vu de l’ampleur du problème et après maintes contorsions avoir fait le tour de la question, il décida d’un commun accord de prendre les premières mesures drastiques.

Tout d’abord il ne gare plus son grand véhicule bouddhique tendance chinoise en face de son bureau mais à vingt mètres, et fait ainsi le reste à pied, tout le reste avec ses petits pieds qui en ont tant vu .Bien sûr, il a désormais  de légers retards pour l’instant sans conséquence, mais il  faut savoir penser à soi et à son mètre 05.

 

Il décida également dans un accès de rage lucide de ne plus prendre le véhicule pour aller chercher sa baguette, il faut préciser qu’il prend une craquante  campaillette et rien que pour embêter la vendeuse il demande, taquin,  celle du dessous de la pile, mais voilà encore que je m’égare, la même vendeuse qui l’attend de sourire ferme à l’idée du bon mot qui sortira de la fournée, de la  bêtise que ne manquera pas de faire l’amusant cacochyme. Ainsi il fera à pied les 200 mètres qui le séparent de la boulangerie qui ne vend pas de pain sous cellophane, çà c’est seulement quand justement la boulangerie ferme durant l’été et qu’il est obligé de se fournir au Comod voisin, sa femme le reprend en  disant que maintenant on dit un Marché Plus, mais elle ferait mieux de reprendre ses pantalons, sa femme, ce serait plus commode pour lui et il pourrait marcher plus. Mais bien sûr, cela l’oblige à penser à emporter son téléphone portable pour prévenir sa dulcinée, là faudra que je vérifie dans le Grand Robert, qu’elle sorte la voiture du garage pour revenir le chercher les bras emplis de bon pain tout chaud qu’en attendant sa douce  il ne manquera pas de croquer à plein dentier.   

Enfin il a acheté aujourd'hui de rutilantes chaussures de sport d'un blanc immaculé portées toute la journée passée dans son canapé du catalogue Ligne Roset jaune citron ahanant à chaque échange sur le gazon vert de l'écran .
 

 

Ces efforts déployés n’ont pas encore portés leurs beaux fruits, mais je ne désespère pas.  

Posté par Truly à 23:41 - Divagations - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 juin 2007

MONDES VIRTUELS

Il s’étira félin, émit un long feulement de bête fatiguée, déjà, mit un pied prudemment sur le sol jonché de détritus d’été et divers, évita soigneusement les tessons de bouteilles, tristes témoins innocents de soirées avinées. Tout en se grattant élégamment les fidèles compagnes, il rota ardemment embaumant l’air qui en avait vu d’autres.  

Il admira sa longue silhouette bedonnante, les chairs violacées, la barbe accueillante pour une faune diversifiée, les yeux glauques et mateurs, se prit les pieds dans un enchevêtrement de vêtements de puants à moisis, se souvint vaguement en balançant d’un pied resté vif une culotte visiblement féminine, d’une sorte de conquête tarifée, la salope qui rebroussa chemin devant le tableau de sa déchéance, départ précipité  laissant ce carré de tissu en souvenir de ses charmes  insaissisables .

But au goulot une léchée de petit muscadet en guise de brossage bucco-dentaire , décapsula d’un geste sûr une canette de bière tout en maniant avec dextérité la commande de sa Télé dernier cri et finit la route vautré dans son canapé imitation skaï aimablement mis à disposition par les bonnes dames du secours catholique, les saintes salopes et hop un petit gorgeon .

Une longue journée allait commencer, entre les tournées au bar des amis aimés chez Pipo, la prise de langue avec son conseiller bancaire pour vérifier que son naAache était bien versée ce mois, honorer un rendez-vous avec l’assistante sociale, cette grande gobeuse de bobards , obtenir de la dite un secours à titre alimentaire qu’il saurait convertir en liquide de belle couleur en harmonie avec ses joues couperosées  et enfin passer une longue soirée télévisuelle entre culture et culbutes comme tous les premiers samedis du mois sur la chaîne du foutre ball..

Fulgurante, une résurgence de mauvais cassoulet en boîte et de bières en bataille l’obligea à interrompre cette rêverie solitaire et à décorer qui n’en demandaient pas tant de pauvres chiottes déjà vaincues par de multiples campagnes.

Apaisé, l’estomac léger, il avisa l’écran bleu de son pécé , se laissa tomber sur ce qui eût l’air d’ un fauteuil un jour lointain et laissa courir les doigts , seuls témoins vivants de ce qu’il fût ,sur le clavier , compositeur infatigable de sa nouvelle vie.....je voulais écrire ce texte pour cette marcheuse qui marche et me fait marcher depuis tant d’années .....

Posté par Truly à 19:01 - Divagations - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2007

IL

En accord mes deux amis prirent leurs instruments, l’un sa guitare, l’autre sa mandoline.

Les laissant à leur communion de notes, je me levai pour aller déposer quelques mots sur le clavier. C’est alors que je pris mon envol, d’abord planant paisiblement dans le vaste salon. Mes amis pour le moins intrigués consentirent à déposer leurs armes mélodieuses et se mirent en pure perte en quête de me ramener au Sol .

 

Alors je sus qu’IL était là.

 

Dans un mouvement allant crescendo IL me fit valser d’un mur à l’autre, la violence s’amplifia. Puis l’enfant parut, en sueur, les cheveux trempés d’horreur dressés sur la tête. Je voulus crier à mes amis « il LE voit, les enfants LE voient » .

Aucun son ne sortit, seuls les hurlements du jeune enfant emplissaient la maison, mes amis muets et hébétés suivaient mes mouvements aériens, dérisoire ballet d’un pantin désarticulé, impuissants.

IL me frappa violemment contre chaque mur, de plus en plus fort, de plus en plus près du plafond oppressant et oppressif. IL me secoua comme un catcheur envoie sa victime dans les cordes d’un ring, enfin sans doute lassé de la chose , décida de trimballer sans ménagement ma pauvre enveloppe charnelle d’une pièce à l’autre avec toujours plus de violence, toujours plus de cris et d’impuissance . Dans un ultime sursaut je hurlai «  Arrêtez », ce qui eut pour don de réveiller Mamy, étonnée de mes gémissements de douleur et de cette voix aphone.

Posté par Truly à 21:50 - Divagations - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2007

HUMEUR

Il fût un Président qu’on appelait Tonton.

Et vous, devra-t-on vous appeler Parrain ?

Posté par Truly à 22:42 - Divagations - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 avril 2007

3000

J’ai 85 ans et je viens d’écrire mon trois millièmes post. Il y a bien longtemps déjà que j’ai quitté ma ville en Trans , j’ai trouvé refuge sur la côte bretonne quelque part entre la couronne usée d’un vieux Gradlon fatigué et la promenade au clair de lune . Oui je sais ce n’est pas très précis, mais j’ai envie de rester tranquille dans mon entre deux.

 

Mamy me serre toujours de près, cette certitude qu’un jour je croiserai quelqu’un n’a cessé de l’accompagner, une autre mieux qu’elle, une autre à mon niveau dit-elle. Il ne lui suffit pas que je sois enchaîné à mon pécé , mes doigts hagards parcourant avidement le clavier à la recherche éperdue d’un bon mot, d’un mot rare à défaut de curare, il ne lui suffit pas que je sois soudé à ce maudit fauteuil qui accompagne mes journées et mes nuits blanches d’idées tortueuses et torturées . Non il ne lui suffit pas, elle attend patiemment derrière la haie de thuyas moqueurs l’impétrante qui viendra lui prendre son gnome, la serpette à la main gauche, le taille-rivale affûté dans la main droite, le couteau entre les dents et la tronçonneuse dans l’autre main, hé oui Mamy n’a pas quatre bras mais pas loin et moi pendant ce temps j’aigris sur le clavier de mes ressentiments.

 

Le trois millièmes post pour la dernière salve d’un blogueur solitaire soliloquant dans le désert des mots, quitter la scène, appuyer sur la touche supprimer, juste une toute petite lumière terne qui s’éteint, un pharaonnet dérisoire et pitoyable en moins, plus rien à raconter, juste se coucher, attendre ce grand con d’Ankou qu’a encore dû se perdre en route.

 

Un pied dans le cimetière des blogueurs je vois défiler ma vie, ces premiers pas hésitants, cette petite voix mal assurée, les premiers commentaires, Pink devenu médecin célèbre au pays de Djerba la fière, Hayyate qui a enfin mis le grappin dessus, elle sait elle de quoi je parle et puis toutes ces voix qui se sont éteintes au fil du temps félon mais qui ont marché un moment à côté de mes mots, apaisant mes doutes, mettant du baume à l’âme de l’homme .

 

 La Reine Coum a tiré le rideau de fer sur son dernier atelier il y a déjà quelques années, après tant de décennies de don à l’autre, il faut dire que cela fait déjà bien longtemps que les blogs sont morts et enterrés, les mots n’existent plus, tout est allé si vite, trop vite, mes arrière-petits-enfants se moquent gentiment de ma drôle de machine et des hirsutes caractères qui s’affichent sur mon écran dinosaurial, bien longtemps que ce langage là est oublié.

 

Manset est mort, on est mal animal.

 

Avec quelques autres nous essayons de maintenir contre le règne absolu et despotique de l’image nos pauvres mots, armes dérisoires et vitales .Coum se fend parfois d’un billet comme au bon vieux temps des coquelicots. Pendant ce temps, pestant contre son portable valétudinaire Laouen nous gratifie d’un écrin de mots et de photos de la Forêt Noire. Si vous croisez une petite vieille avec son sac de 60 l , du coté du Glaswaldsee jurant à la nuit tombée sur ce putain de pécé, criez lui Face au vent, elle comprendra si vous le criez assez fort .

.

Et toi Lliane , il y a longtemps déjà tu as franchi le pas, tu as franchi le rideau de la virtualité, je sais que tu  es heureuse, apaisée enfin, digne petite vieille indigne à qui un amant attentionné confectionne des poèmes qui riment avec amour .  Tu as franchi le pas au milieu des sarcasmes des gens bien pensant, la tête haute fière et déterminée, belle dans le regard du poète.

 

Mamy dès le premier post mythique a une cette certitude de la rencontre inéluctable, elle avait finalement raison, j’en ai fait des rencontres lumineuses et si j’ai un peu donné de bonheur, si j’ai un peu fait sourire, voire rire, voirre se tordre de rire, voirrre mourir de rire, j’ai beaucoup reçu, infiniment reçu.

 

Finir sur un bon mot, un dernier pour la route pour clore en beauté ce post-hume.

 

SUPPRIMER

Posté par Truly à 22:49 - Divagations - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 avril 2007

NOUVELLE STAR (2)

Ainsi restent en scène Ségolène et Sarkolhaine.

 
J’étais presque gêné pour lui , pauvre petit bonhomme lisant consciencieusement le texte de la nouvelle chanson qu’il nous chantera pour la grande finale, habité comme il sait si bien le faire, son nègre se serait-il trompé de candidat, le bon Sarko défenseur des petits, des opprimés, des accidentés de la vie, des oubliés de la croissance, là je m’escusse mais les petits et les oubliés de la croissance c’est comme qui dirait un pléonasme, les handicapés, les chômeurs, les ouvriers, les employés, les déployés, les ployés, oyez bonnes gens la bonne parole de l’ange , que dis-je du démiurge qui dans sa grande bonté va nous rendre à NOUS TOUS sans exception ce que la France lui a donné à LUI .

 Sarko, le F Haine sans le F, chantre des petits, il faut vraiment ne pas manquer d’air et être bien persuadé que les français sont des veaux comme le clamait un illustre prédécesseur, comment les petits en question peuvent-ils avaler de telles couleuvres, quelle est cette peur qui rend aveugle à ce point, dans quelle histoire cet homme là va-t-il chercher un tel cynisme ?
Papy restait comme un con, sidéré par l'audace du propos, franchement ce chanteur là il me fiche froid, très froid, dans le Do. C'est vrai, tout est possible .

Glaçant

Posté par Truly à 22:59 - Divagations - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2007

NOUVELLE STAR

Papy s’est mis à regarder une émission de variétés, c’est comme çà qu’on disait de mon temps.

Faut pas que je rate la demi-finale de la Nouvelle Star, d’habitude je ne m’intéresse pas trop à ce genre de choses mais le ramollissement de mes neurones conjugué à une saine curiosité m’ont poussé à m’installer confortablement dans mon fauteuil .

 

Rassurez-vous je ne vais pas me pencher, m’épancher sur chacun des candidats, il y en a  douze, certains m’intéressent plus que d’autres.

 

Celui-ci par exemple, Staraxtérix, ni bon ni mauvais, mais Bové tout simplement. Attention je n’ai pas dit bovin, je ne suis pas si vache encore que je l’imagine bien faire le bœuf avec des musico alter mondialistes jusqu’au bout de la nuit, les moustaches en joie. Une sorte de Brassens égaré dans ce show là, pain aurait ajouté Bobby avec la pointe de malice qu’on lui connaissait.

Je l’aime bien moi ce petit chanteur, je comprends toutes ses paroles mais je comprends aussi qu’on ne le verra pas en finale.

 

Nouvelle Star, moi je veux bien, mais la Starlette popu, la Starlutte ouvrière, ce n’est pas un coup d’essai me semble-t-il. Au moins, elle croit à ce qu’elle chante, on sent que y a du métier, du vécu , la môme Arlette elle sait de quoi elle parle . Bon, la chorégraphie laisse un peu à désirer, un air de déjà vu mais j’suis content de la voir toujours là.

 

Et que dire de StarWar, le Black Jedi , oui oui, je t’ai reconnu sans ton bandeau, ce n’est pas la première fois que tu essayes d’être la Nouvelle Star . Faudrait voir à changer un peu ton répertoire, quand on va à la pêche aux voix avec le chalut de la haine on risque le naufrage et ce naufrage là ne me tirera aucune larme, bien au contraire.

Remplaces donc tes chants de guerre par des chants de marins, oui de Marine si tu veux.

En tout cas je connais trop ta petite chanson, ta pitoyable chanson, tes odieux textes, tu peux être sûr que t’auras pas ma voix, ces bas instincts que tu flattes dans tes chansons racoleuses ne sont pas de ma famille.

 

 

Ah celui là, c’est peu de dire que je l’adore tout spécialement, puis lui au moins c’est la première fois, tout neuf, bien propre sur lui. L’a jamais chanté, un chérubin je vous dis, une voix d’angelot, l’a plein de bonnes idées de chorégraphie, c’est sûr qu’il va en faire valser des indésirables . Nos bals populaires seront à nouveau bien fréquentés par des gens bien de chez nous. Starkosy, la Nouvelle Star, jamais servi, tout au moins si bien que par soi-même.

Et puis y manque pas d’air, çà c’est important, et puis y donne de lui,y mouille la chemise le nouveau Clo Clo, s’il pouvait prendre un bain et se prendre pour Bécaud , bon je m’égare . Juste pour voir, j’ai coupé le son, juste regarder les mimiques, les gestes, observer les stigmates de l’agressivité, les traces de haine qui perlent  à la commissure des lèvres.

Pas de doute, ce chanteur là, il chante faux, très faux, il me fiche froid dans le do, franchement il me fait trop peur, et puis cette manie de se réclamer de l’héritage des plus grands, le nouveau Brel, l’héritier de Léo Ferré, il ne manque vraiment pas d’air, il prend vraiment les fidèles z’auditeurs pour des brèles.

C’est sûr je voterai jamais pour lui, qu’il retourne chanter dans la salle paroissiale de sa petite commune !!

 

Et voici now ladies et gentlemen The Royal Star, la Nouvelle Vague aurait dit un cinéphile des années 60. Nouvelle, pas si sûr, çà fait quand même longtemps qu’elle essaye de percer, la petite porcelène dans le magasin d’éléphants, longtemps qu’elle avance ses petits pions, son petit impresario de mari placé à la bonne place, Major de studio. Et puis qu’elle est belle dans sa robe blanche like a virgin aurait susurré Maradona.

Dans Nouvelle Vague, il y a aussi vague, comme le flou de ses chansons, avant elle il y a eu une autre Nana qui chantait beaucoup mieux le temps des cerises. Vague comme le sentiment qu’elle m’inspire, comme le vague à l’âme qui me saisit quand je reconnais l’air qu'elle entonne mais que je suis surpris par certaines paroles un peu gauches.

Papy est perplexe devant sa Tévé.

 

C’est çà votre plan B. aurait ironisé ce célèbre accordéoniste, cet ancien vainqueur distingué de la Nouvelle Star, aujourd’hui dans les coulisses de l’Eurovision. La StarBay, le chanteur caméléon, le Johnny de la Nouvelle Star, Rock quand c’est nécessaire, Folk quand il le faut, Slam à l’occasion, et si à la fin c’était râpé le rappeur.

Papy, télécommande bien en main voit sa perplexité s’accroître, non ce n’est pas une image.

Ce grand crooner crâneur nous ferait prendre des vessies pour des lanternes, après tout peut-être que la mayonnaise, pardon la béarnaise, va monter.

 

Approche l’heure du choix, et Papy est bien embêté avec sa télécommande, et si à la place de voter, on les mettait tous les douze dans une grande maison, coupés du monde . On les regarderait échanger, discuter de leurs idées et ne resteraient en lice que deux candidats. Ce n’est pas une bonne idée, ah oui çà a déjà été fait ???

 

Et dans ce genre d’émission c’est toujours Loana et Steevy qui restent à la fin, alors oui effectivement cela ne va rien changer !

 

 

Posté par Truly à 11:49 - Divagations - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »